Je me souviens de cette fille pour qui j'aurai donné ma vie, cette fille qui était la seule à savoir l'effet qu'un de ses sourires me faisaient, qui panser la moindre de mes faiblesses, qui m'offrait l'ivresse à chacune de ses caresses, cette fille qui sur le bout des doigts me connaissait, que tout le monde ici connaît, cette fille avec qui maintenant tout est fini, rien est oublié, cette fille qui m'avait appris à aimer conjuguer le verbe le plus convoité, me voilà sans celle-ci égaré à tout jamais, à me rendre compte que le rêve est maintenant bel et bien terminé...
Nostalgique aussi de cette adolescence, des années consacrées au sport, nostalgique de cette ambiance, plus on est fou plus on est fort, avec mon équipe de basket, on allait monter en Nationale, et on a perdu le titre lors d'une énième bagarre générale, Michael Jordan était notre idole, notre modèle, notre moteur, on travaillait notre détente pour défier les lois de la pesanteur, c'est génial ces petits détails auxquels je repense avec envie, ces petits bouts d'innocence qui me sourient dans le rétroviseur de la vie...
Y a des trucs qui me manquent, que je ne retrouverais pas, c'est sûr, car on les vit que lorsque l'on est inconscients, innocents et purs, y a des moments un peu sombres, des journées sans lumière, où je me dis que le meilleur est peut-être déjà derrière, aujourd'hui je ne suis pas bien dans mes pompes et j'ai de moins en moins confiance en l'avenir...
A l'arrivée du mois de décembre, j'ai bien regardé, la hauteur de ciel descendre et l'hiver arriver, j'étais presque content de le voir, en l'observant se déployer, j'ai mis une veste au-dessus de ma veste pour pas trop cailler, j'ai vu la nuit qui tombait tôt, et les gens qui marchaient plus vite, j'ai vu la chaleur des bistrots, avec de la buée sur les vitres, là dessus la nature est fidèle, j'ai vu le jour se lever tard, j'ai vu les guirlandes de Noël qui me foutent le cafard , j'ai aimé avoir les mains gelées, pour les mettre au fond de mes poches, j'ai adoré marcher dehors
quand tu sais que la maison est proche, j'ai souris bêtement en voyant qu'il n'y avait plus de fleurs sur les balcons, j'ai regardé le ciel tout blanc, et il y avait même des flocons...
![[ article 37 ] [ C'était un soir sans histoire une fin de journée au destin sobre, 21h, sans espoir, un lundi du mois de septembre, sur le macadam fatigué trottoir en pente rue des Dames, très loin des drames agités c'est ma première soirée détresse, quelques instants après j'ai déterrer l'encrier, en créant sans prier, pour hurler sans crier, sans accroc sans vriller dans ma voix l'encre y est, ce soir là j'ai perdu quelqu'un à tout jamais... ]](http://6b.img.v4.skyrock.net/6ba/seul-au-milieu/pics/2175371175_small_1.jpg)
![[ article 38 ] [ quelqu'un s'endort dans son appartement, sa méche de cheveux qui fout le feu à la cinquième, c'est New York qui a froid et moi aussi je crois, mais de la voir posée là au centre des ombres, comme le rayon d'un dieu mais d'un dieu sans église, dans les cendres d'un feu qui le coeur vous aiguise comme un chemin de croix mais qui vous souffre pas, comme une apparition... ]](http://6b.img.v4.skyrock.net/6ba/seul-au-milieu/pics/2182773531_small_1.jpg)
![[ article 40 ] [ allé viens avec moi, nos coeurs à la lumière...les étoiles dans nos bras...et nos âmes en enfer... ]](http://6b.img.v4.skyrock.net/6ba/seul-au-milieu/pics/2208801751_small_1.jpg)