[ article 1 ] [ on efface tout...et on recommence, je pense que c'est la juste chose à dire... ]

[ article 1 ] [ on efface tout...et on recommence, je pense que c'est la juste chose à dire... ]
entendre, écouter, voir, regarder, et boire, et de temps à autre je paie mon coup, au son des brèves de comptoir,
mam'zelle je vous offre un verre? Je lui souris, elle me mate de travers, ah vous êtes accompagnée, ça a pas l'air de plaisanter, je voulais pas contrarier votre dédé...
l'alambic me monte à la tête, et je commence à être éméché, je suis à fond mais j'ai pas la forme, l'art ni la manière pour me modérer, mais ce soir aucun risque de crash, je tiens à la vie je rentre à pied, et si j'aime jacky lise ou jacky clash, au pire je saurai m'éclipser, mais en attendant je tiens le coup, puis j'ai pas souvent l'alcool mauvais, un double sky sans glace, et puis ma clope pour l'écraser, je tate le goulot après le cul sec, et ça m'allège les pensées, avant de les malmener avant de les plomber....
un flash de lucidité dans un moment d'ébriété, oui...mon mal me fait tituber...
plus je vais boire plus je vais te saouler, dans ton coin tu te croyais peinard, mais pas de pot ce soir j'ai besoin de parler, de me confier à un autre pochard, mais il me semble que tu es trop collé, puis tu distingues et comprends mal les mots de mon histoire, toute façon je sais que c'est bien confus, tu vois, les tranches de vie et leur traquenard...
nos amours nos familles nos égaux, et nos petits périmètres de gloire, les tentatives les échecs les victoires
et les complexes face au miroir, les coups de boule, coups de coude, coups de hachoirs, mes yeux qui pleurent, les bastons de regard...
les belles femmes, les bons hommes, et les mauvais, et les regrets quand c'est trop tard, mais il parait que ça l'est jamais, c'est tout pour la déprime de ce soir, de toute façon je suis pas plus avancé, j'ai juste été un peu bavard, la conclusion de cette tentative de thèse, sirop sport fraise pour les balaises, une ptite faiblesse, café bélaiz, ca va toujours pas, et café vodka, à la petite dérive j'arrive, perdu dans un océan de gueuzes,et demain j'aurai besoin d'une berceuse, mais je sens que ça sera le bruit d'une perceuse...
ces derniers temps ça me fout le cafard, faut-il que je bois tout seul, comme un saoulard, putain j'ai avoué,
c'est peut-être un nouveau départ...quel nouveau départ?...je suis déjà arrivé...



Comme dirait l'autre : i'm mister no...body...some...body...tu te reconnaîtras...

# Posté le lundi 01 septembre 2008 16:08

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 10:13

[ article 2 ] [ j'ai pas 20 ans et je suis déjà nostalgique... ]

[ article 2 ] [ j'ai pas 20 ans et je suis déjà nostalgique... ]
Ça commence par un moment de flottement quand le soleil recule, un parfum d'hésitation qu'on appelle le crépuscule, les dernières heures du jour sont avalées par l'horizon, pour que la nuit règne sans partage , elle a gagné , elle a raison...
En fait j'aime cet instant , je vois le changement d'atmosphère, et si j'y pense un peu je me demande comment ça peut se faire, ce miracle quotidien, le perpétuel mystère qui fait qu'en quelques secondes on passe du coté obscur de la terre.
la nuit, les nuits, les miennes, les tiennes, je ne sais pas comment tu les vis, moi mes nuits m'appartiennent, je les regarde, je les visite, c'est mon royaume, mon château, je les aime et c'est tant mieux parce que je n'aime pas me coucher tôt, je ne te parle pas des nuits parisiennes, des lumières et des décibels, je préfère celles du silence et de la pénombre qui est si belle, Je te parle pas des nuits en boite, celles des branleurs et celles des poufs...non...
Je préfère les trottoirs vides quand la ville reprend son souffle, comment exprimer ce que la nuit m'inspire
ce qu'elle nous suggère et ce qu'elle respire?, ce moment d'obscurité qui met en lumière nos fissures,
l'ambiguïté en manteau noir, la nuit fait peur, la nuit rassure, en tout cas ce qui est sur c'est qu'elle influence nos cerveaux, prend pas de grandes décisions la nuit tu sais jamais ce que ça vaut, pourtant elle peut être parfois un moment d'extrême lucidité, c'est souvent la nuit que tu crois détenir la vérité...
Chaque nuit la suspicion fête son anniversaire, et quand tu croises un mec dans la rue c'est un regard digne d'un adversaire, il y a même des regards méfiants, menaçants ou pleins de panique, voici un texte pour la nuit qui nous a vu remplir tellement de pages, qu'à cet instant je la fixe sur ma feuille comme un hommage, elle offre au poète tellement d'heures sans bruit...on ne fait rien sans rien... A ce qu'il parait... la nuit... tous les stylos sont pris...

# Posté le samedi 06 septembre 2008 06:24

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 10:15

[ article 3 ] [ Avec le vent comme complice... ]

[ article 3 ] [ Avec le vent comme complice... ]
on vit pour qui et pour quoi, je me demande ça parfois, quand je vois la lassitude sur les faces autour de moi, on taf pour qui déjà? quand avant le 15 du mois, y a plus d'argent sur le compte en banque, et qu'on ne sait si on finira sous un pont ou sous un toit, à l'hôtel ou dans une bouche de tram, sous le regard indifférent des passants, à rester là juste parce qu'il fait chaud, de nos jours par les temps qui courent, de loin je préfère être aveugle que sourd je crois, même l'amour ne sauve pas de la précarité, la vie reste telle mais le monde est sans pitié...
la réalité nous brule nous mort de ses crocs acérés, laissant les plus largués sur le bas coté, incompréhension quiproquo, on se bat pour la même chose à différents niveaux, on perd sa vie a tenter de la gagner, ou on perd la raison et fini interné, je vois le visage marqué des gens trop anxieux, et la porte de la solitude derrière leur yeux, je ne prie pas pour eux, ai des doute sur dieu, je leurs souhaite seulement que ça aille mieux, je vis plus que hier, et moins que demain c'est clair, préfère me taire juste pour ne pas parler,
laisser s'installer le silence, les jours passent comme les nuages, et j'ignore presque tout, sauf que les oiseaux là haut rient de nous...
mais je ne me lasse pas de rêver, besoin d'espérer qu'un jour les choses vont changer, putain j'y croit, m'y accroche, pour en avoir un bout, et en connaitre le gout, avant que le grand cric ne me croque, eh l'ami je veux qu'on s'amuse comme des fous, et un dernier éclat de bonheur fera bouillir mes yeux, avant que je les perdent et ne me retrouve seul derrière eux...




# Posté le lundi 08 septembre 2008 10:15

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 18:39

[ article 4 ] [ l'éternité c'est long...quand on marche sans coeur... ]

[ article 4 ] [ l'éternité c'est long...quand on marche sans coeur... ]
Quand j'étais petit, on m'appelait rapporteur j'ai tant aimé ce nom que je suis devenu reporter, un jour mon chef de rubrique m'a dit, "Tu seras notre envoyé spécial, là-bas au paradis", j'ai vu que du bonheur et puis des lacs bleutés, à chaque paysage je disais quelle beauté des filles se promènent accompagnées de leur licorne,
parlent de nouvelles modes sans se soucier de leurs formes, sur la terre, je faisais des bidonnages, créais le scoop, une sauterelle devenait kangourou grâce à ma loupe, J'avais pris le parti, d'être juge et partie, Publication judiciaire et puis c'était reparti, Mais là je ne veux pas tromper cet idéal, L'Homme et l'Animal, la femelle et le mâle, Flottent sur le bonheur parce qu'ici il n'y a pas de peine, c'est pas la jungle urbaine, c'est le Jardin d'Eden...
Je cueille une fleur transparente avec des reflets d'or, des gosses font des ricochets tandis que d'autre pratiquent le sport, tout semble romantique dans ce tableau d'osmose, ou sensuelle comme cette brune avec des yeux roses, ici pas de guerre, on n'est pas sur la Terre, on ne croise pas le fer, on expulse les Néron, pas de Ying que du Yang, navigue avec les mots sinon Dieu te coupe la langue, on prête le prêche aux prêtres, le pêcheur et l'oppresseur, la 7ème prophétie peut-être comme le rouleau compresseur, Ici les plages et les sources ne sont pas pleines de goudron, pas de course à la bourse, pas de course au pognon, je vois des montagnes magnifiques avec des neiges éternelles, le respect de la nature tient une place surréelle, c'est un peu comme l'auberge du Bouleau Blanc, L'île de Sentinel, le tout dans le beau temps :

Article censuré: pas assez sensationnel,
Je redeviens frilland, mais le monde est beau la Terre est belle,
J'ai gardé tes photos Jardin d'Eden je t'aime,
Je rends ma carte de presse, trois petits points... F...I...N...

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 07:34

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 18:39

[ article 5 ] [ A.S.T.F...Article Sans Titre Fixe...appelez-le comme vous le voudrez...]

[ article 5 ] [ A.S.T.F...Article Sans Titre Fixe...appelez-le comme vous le voudrez...]
Je marche avec les deux pieds, et laisse agir la gravité, l'oisiveté, et la merde de toutes les pensées, le couronnement, de toutes les vertus, c'est pas de moi je l'ai lu, je dirais que ça m'a plus, la force d'inertie me cloue au lit, est-ce elle ou moi mon pire ennemi?. Va savoir ça, c'est la faute à qui... Si le droit de ne rien faire n'est pas un acquis, sérieusement, je te parle de Tchad et simplement, pas de désoeuvrement, juste prendre son temps aborder les choses plus calmement, la course au calpin, c'est stressant le marché du travail s'est constipant... Il parait qu'il y a pas de place pour les fénéants, qui sont condamnés à rester perdant, et pour réussir il manque de mordant, si c'était vrai ça saurait depuis longtemps... Pour un fragment d'éternité, un waterbed pour se prélasser, tranquille comme le chat, qui a le temps pour s'étirer, la bouffe assurée, la sieste pour digérer, vive la paresse, le seule science de la sagesse, qui te fait contracter les fesses, 19 ans, "célibataire", loin d'être propriétaire, j'ai pas le sens des affaires, encore moins l'âme d'un ganster, pas encore nouveau riche et pas né bourgeois, je vois que tout en haut ils me disent de boire de la badoit, moi je fais quoi?, je reste allongé, pas même en visite, j'en profite pour méditer. Une dérogation pour mes congés payer, des R.T.T., en forfait illimité pour voyager, et quelques liasses à palper, ça fait tellement du bien d'oublier la réalité, mais il faut déscotcher, ou tu peux rester collé...

# Posté le jeudi 25 septembre 2008 16:38

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 10:26

[ article 6 ] [ dans la nuit des temps nous marchons...marcherons... jusqu'au bout de cette nuit...]

[ article 6 ] [ dans la nuit des temps nous marchons...marcherons... jusqu'au bout de cette nuit...]
La passion doit être punie.
- Ah oui ? Quel est le con qui a dit ça ?


Celui qui se perd dans sa passion perd moins que celui qui perd sa passion...
Quand on a la passion de lire, comment ne pas avoir en même temps la passion d'écrire ?
Ce sont les passions et non les intérêts qui mènent le monde...
La passion déteste tout ce qui n'est pas la passion...


ça fait beaucoup de paroles pour une passion vous ne trouvez pas?...
le silence et l'admiration pour la passion restent les seuls ingrédients qui nous permettent de la vivre au maximum...
la passion ne reste en fin de compte qu'une simple envie de changer du quotidien...je suis méchant avec moi-même quand je dis ça puisque je ne le pense pas évidement, j'aime bien me taquiner, mais qui châtie bien aime bien non? ou peut-être ais-je inversé? enfin bref...vivez les passions avant qu'elles ne partent... je ne les vivrais pas à votre place et inversement...profitons-en mes amis...

# Posté le samedi 27 septembre 2008 12:02

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 10:37